Affichage des articles dont le libellé est Boston Justice. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Boston Justice. Afficher tous les articles

mardi 13 octobre 2009

JE VEUX PARLER COMME LA TELE

 

 

Déjà, je tiens à vous prévenir, “Boston Justice” s’est terminé hier soir, alors je déprime, et quand je déprime je râle.

Plus je regarde la télé plus je me demande quelle langue je parle. Comme tout le monde j’ai appris le français, j’ai l’impression d’avoir à peu près suivi puisqu’on ne m’a pas encore demandé d’aller m’inscrire sur Skyblog. Donc je considère que je parle français.

Et pourtant … Quand je vois les pubs ou la communication de divers organismes, j’ai du mal et je doute.

Prenez les pubs de sociétés de téléphonie par exemple. Le mot d’ordre c’est “ILLIMITE”. Donc compte tenu de ma grande inculture, j’ouvre mon Larousse et je lit :

Qui n'est pas limité, qui est sans restriction ou sans terme fixé

Oui, c’est bien ce que je pensais. Donc tout est illimité mais seulement le “soir et week-end”, “vers X numéros”, “uniquement vers la Mongolie intérieure” etc … Ben vous je sais pas mais pour moi ça ressemble étrangement à des limites, à des restrictions.

Attendez, juste une seconde, une petite vérification,

---

---

---

oui, je vous le confirme je ne me suis pas planté, mon dico c’est bien le Larousse, j’ai eu peur, un instant, d’avoir ouvert le Lablonde.

Voyons un peu une autre pub, pour une Banque/assurance/mutuelle (bref un fourre tout). Donc nous avons 4 braves anciens, un de ces derniers à pour objectif de défoncé la tête des autres à l’aide de boules de pétanque, pour être sûrs de bien se faire allumer les trois comparses conseillent au tireur de changer de lunettes. Mais, il y a un bug, les lunettes ne sont pas remboursées par Madame Sécu (si un peu quand même, genre aumône de quelques € pour des lunettes en coûtant plusieurs centaines) et le brave homme n’a pas les moyens et demande à la cantonade qui va lui payer ses binocles. Et là, tout à fait incidemment par hasard passe Patate (oui, j’ai remplacé un fruit par un légume pour éviter le procès, mais vous voyez à peu près de qui je parle), bon reprenons, donc Patate dit que c’est elle qui va les acheter. C’est une phrase tout ce qu’il y a de plus affirmative, pas de doute “Moi, je paye”, y’a pas plus clair. Erreur, pendant tout ce temps où le public haletant se demande si les têtes seront bien fracassées défile en bas de l’écran à une vitesse proche de celle de la lumière, le mot “conditions”. Conditions qu’il faudra aller chercher dans son contrat ou auprès de son assureur. Donc la belle affirmation de Patate prend une grande claque. J’avais appris les phrases affirmatives, négatives et autres mais la phrase affirmative conditionnelle, je ne connaissais pas.

J’adore aussi le “crédit responsable”, vous savez celui du bonhomme en moquette verte qui veut à tout prix vous endetter à vie (réincarnations comprises). C’est beau comme mot “responsable”, ça rassure. Reprenons le Larousse.

Qui doit rendre compte devant une autorité de ses actes ou des actes de ceux dont il a la charge

Qui est l'auteur ou le coupable de quelque chose, et doit en supporter les conséquences

Qui est à l'origine d'un mal

Qui est réfléchi, sérieux, qui prend en considération les conséquences de ses actes

Ca rassure encore plus d’avoir lu ça. Mais là aussi, l’important défile discrètement ou est noyé dans le bruit et les images. Le seul responsable à l’arrivée ce sera vous qui avez signé. Le crédit ne rendra pas de compte à qui que ce soit mais vous en demandera, il ne supportera aucune conséquence, c’est votre boulot, par contre il est bien à l’origine du mal surtout qu’il ne prend rien en considération, surtout pas les conséquences de se actes, surtout pas vous. Vous voyez que je suis mauvaise langue, en cherchant bien on fini par se rendre compte qu’il est bien “responsable”, donc pas de mensonge. Mais j’avoue que je préfèrerais prendre un crédit irresponsable dans un établissement responsable qu’un crédit responsable dans un établissement irresponsable.

Il y a aussi “accord de principe”, ça veut dire qu’on vous dit oui tout de suite pour mieux vous dire non quand on aura étudié votre cas. Donc il n’a aucune valeur, et peut être donné à tout-va (ce qui est le cas) et en plus “on” se targue de le donner rapidement. Accorder rapidement ce qui n’engage à rien, c’est vachement valorisant et ça mérite d’être mis en exergue. j’ai toujours cru que “accord” avait un autre sens, du genre : Déclaration par laquelle une personne privée, une collectivité reconnaît approuver, permettre quelque chose ; consentement, autorisation

Pas mal aussi le “service public”, Wiki (pédia pas o) nous en dit ceci :Un service public est une activité considérée comme devant être disponible pour tous

La SNCF, vous la rangez où, j’ai toujours cru que c’était un service public, à fortiori quand on paye 2 fois pour ce service, une fois avec nos impôts et une fois à l’usage. ben je suis désolé mais j’ai beau tourner et retourner dans tous les sens la liste des CSP, à aucun moment je ne vois apparaitre gréviste dans les métiers. Bon l’avantage c’est que c’est une entreprise française qui détient les records du monde de : jours de grève par année, fréquence des grèves, coûts des grèves et enfin raisons les plus stupides d’être en grève. Et tout ça depuis des années, à croire que tous les ans ils veulent battre leurs records. mais de disponibilité pour tous, je n’en vois pas.

Je ne sais pas qui fait les dico mais je n’ai pas reçu les mises à jours, je suis un peu obsolète sur le sujet. Par contre tout ce que je peux dire c’est que le dico est écrit par des hommes (les femmes n’y ont pas leur mot à dire), et pas les meilleurs des hommes, la preuve :

* Un gars : c'est un jeune homme
* Une garce : c'est une pute

* Un courtisan : c'est un proche du roi
* Une courtisane : c'est une pute

* Un masseur : c'est un kiné
* Une masseuse : c'est une pute

* Un coureur : c'est un joggeur
* Une coureuse : c'est une pute

* Un rouleur : c'est un cycliste
* Une roulure : c'est une pute

* Un professionnel : c'est un sportif de haut niveau
* Une professionnelle : c'est une pute

* Un homme sans moralité : c'est un politicien
* Une femme sans moralité : c'est une pute

* Un entraîneur : c'est un homme qui entraîne une équipe sportive
* Une entraîneuse : c'est une pute

* Un homme à femmes : c'est un séducteur
* Une femme à hommes : c'est une pute

* Un homme public : c'est un homme connu
* Une femme publique : c'est une pute

* Un homme facile : c'est un homme agréable à vivre
* Une femme facile : c'est une pute

* Un homme qui fait le trottoir : c'est un paveur
* Une femme qui fait le trottoir : c'est une pute

* Un péripatéticien: c'est un élève d'Aristote
* Une péripatéticienne: c'est une pute

Ca vous suffit comme preuve ??

Comment ça j’ai encore fait long !!

mardi 12 mai 2009

BOSTON JUSTICE

Hé non, je ne vais pas vous refaire un article sur cette série géniale (lundi soir sur 13ème rue), j’ai déjà dit ce que j’en pensais ici. Mais le sujet d’un des épisodes d’hier m’a interpellé plus que d’habitude alors je vais vous consulter, comme ça, tranquille !


En plus, ça tombe bien, je me posais la question hier et voilà que je vais me retrouver avec des tags potentiellement générateurs de trafic (dit visiteur, t’as vu la gueule de la phrase !).


Donc je vous donne la problématique de base (la raison du procès) et on voit ce qu’on en fait. Ce qui me va bien c’est que j’ai plus de lecteuses que de lecteurs et qu’on va polémiquer un max. Bon j’y vais .


Donc c’est l’histoire d’une blonde qui veut avoir un enfant, voilà que je commence comme si j’allais vous raconter la 12 000ème blague de blonde alors que c’est tout ce qu’il y a de plus sérieux. Donc cette blonde rencontre un charmant quidam qu’elle envisage très bien comme un géniteur. 2ème rendez vous la demoiselle ramène son étalon à la maison avec une idée autant derrière la tête qu’entre les jambes. Jusque là ils n’ont pas été plus loin que danse, froti-frota (ou kolé-séré), petit bécotage, rien de plus bien que le prince lui « fasse frétiller l’utérus » (dixit la blonde). Elle veut, il ne veut pas, donc elle le fait boire pour arriver à ses fins ou ne pas rester sur sa faim. Le frétilleur d’utérus restant inflexible, elle se rabat sur une gâterie, fellation, pompier, turlutte, je vous passe les 247 548 synonymes officiellement recensés, vous prenez celui qui vous convient, le principale étant que vous compreniez. Là on voit bien que c’est de la fiction, toutes les femmes (ou presque) rêve d’un homme qui ne soit pas un gros lourd qui leur saute dessus au 2ème rendez vous et tous les mecs (sans exception) rêvent d’une femme qui les saoulent pour se faire sauter (vulgaire, hein ?) et qui faute d’y arriver vous suce sans vergogne. Bref, je m’éloigne du sujet et je n’ai pas envie de vous perdre en route, donc barbie se met à l’ouvrage, le prince comateux se laisse aller. Arrivé au terme, madame n’avale pas mais file à la salle de bain, recrache le prélèvement dans une éprouvette, la met au congélateur, se gargarise et retourne avec son taureau de concours. La suite vous la voyez venir, récupération de la semence, insémination, fécondation réussie et la voilà enceinte. Le monsieur qui est vraiment un prince comme vous en rêvez, il veut avoir des enfants mais pas avec cette femme ni maintenant, il veut être un père présent pour les enfants qu’il aura, s’impliquer et tout et tout (si, je vous jure que ça existe pour de vrai, il faut chercher un peu plus mesdemoiselles.


Donc procès. En voici l’enjeu : l’homme veut que la femme avorte puisqu’elle lui a volé sa semence pour avoir un enfant de lui ( qui n’en veut pas avec elle) et elle défend son droit à garder l’enfants.


Et maintenant, c’est le bordel, j’avoue que même si je suis curieux de savoir ce qu’en dit la loi, ce n’est pas le point le plus important. Ce qui compte, à mon sens et surtout ce qui m’intéresse c’est que doit on faire moralement. Et j’ai beau y penser, je n’ai pas la réponse, donc je vais me contenter de commenter sans prendre partie (je ne me dégonfle pas, je n’y arrive pas).


Premièrement il est totalement, absolument, radicalement inconcevable, impensable, immorale qu’un tribunal ou que quiconque puisse obliger une femme à avorter. Vous avez bien noté, chères lecteuses, n’oubliez pas cette phrase parce que quoique je dise par la suite, à aucun moment elle ne sera remise en cause. Même dans un cadre plus « normal » (genre accident, viol) l’homme, le mari, le petit copain, le médecin ou qui que ce soit peut donner son avis mais la décision doit et ne peut rester qu’à la femme. C’est quelque chose de tellement invasif, intrusif, (même avec une pilule) physiquement et peut être même plus intellectuellement que personne ne peut décider de ça pour une autre.


Bon, je saute la barrière. De quel droit, la blonde se permet elle de disposer de la semence d’un homme contre son avis. Car même si la femme se tape tout le boulot (la grossesse), l’homme fourni tout de même la moitié du patrimoine génétique. Dans ce sens c’est sa chair et son sang autant que pour la femme. Il a le droit de vouloir ou pas un enfant et il est inadmissible de lui enlever ce choix. Il n’y a pas eu d’accident, il a refusé clairement le rapport. Et même si le mec avait été débile, qu’il avait copulé sans protection, rassuré par les seuls dires de madame qu’elle prend une contraception, a-t-elle le droit de lui imposer un enfant qu’il ne veut pas ? Et pourquoi pas lui demander de subvenir aux besoins de cet enfant frauduleusement conçu, tant qu’on y est ?


Tout comme « mère », « père » doit être un choix. En imaginant que la justice soit morale, quelle décision rendre ? Quelle décision peut réparer ? L’avortement forcé c’est « non catégorique », un dédommagement financier, ça ne répare rien, attribuer la garde au père, c’est priver l’enfant de sa mère avant même qu’il soit né, emprisonner la mère, belle solution qui ne règle rien, laisser les choses en l’état, c’est légaliser la possibilité de considérer chaque mâle comme un reproducteur de gré ou de force. Alors franchement si vous savez, dites moi parce que je cherche encore.



J’ai l’impression de vous avoir emmené dans une impasse (moi j’y suis déjà), alors si quelqu’un sait comment en sortir, qu’il vienne me chercher.

mercredi 25 mars 2009

TELEPHAGE ET SERIE-VORE

Il y a bien longtemps, j’étais cinéphage ( + de 150 films/an ) et puis le temps passant, le temps manquant et la famille grandissant, je suis devenu téléphage, si ça c’est pas de la régression !! Soir après soir, semaine après semaine, je dévore série sur série tout genre confondu.

Je suis accro à « Dr. House » ( comme beaucoup ), aux « experts » ( Miami, Manhattan et Las Vegas par ordre de préférence ), « NCIS », « Stagate Atlantis », « Star trek » ( tous sauf la première génération et tant pis si je ne peux revendiquer le statut de « Trekie » ), « Bones », « Regenesis », « 24 » et j’en passe. Un vrai drogué, je vous l’avais dit.


Mais là celle qui me donne envie d’écrire, c’est une petite merveille, j’ai nommé « Boston Justice », c’est bien la preuve que je n’ai rien contre « le capitaine Kirk » ( pour ceux qui suivent ). C’est un pur bonheur, de l’humour à revendre, des personnages hallucinant ( ou hallucinés ) et une vrai réflexion sur toutes sortes de problèmes de société bien réels. Alors pour moi le lundi c’est « Boston Justice » et tant pis pour les raviolis.

Dans le genre procès/justice j’avais bien essayé « Ally (Débile) Mc Beal » mais trop c’est trop, ça tourne au délire, les procès n’ont d’intérêt que pour servir les personnages, les personnages ne servent qu’eux même et puis m…. j’aime pas et puis c’est tout.

J’ai toujours adoré traiter les sujets graves avec humour voir dérision, ça ne les rends pas moins graves et les réflexions n’en sont pas moins intelligentes. Parler du racisme, des armes ( n’oublions pas que nous sommes aux états unis ( non ils ne méritent pas de majuscules )), de l’handicape, de l’argent, des sans-abris et tous ces sujets d’importance, avec légèreté et intelligence était une gageure. Le résultat est là, les personnages servent la réflexion à merveille, suscitent la réflexion, oui, bref vous m’avez compris ça fait réfléchir. Même « DENNY CRANE » sous ses airs de Républicain raciste, affairiste ( quoi, vous êtes surs que ce sont des synonymes ?) cache ( très bien ) une profonde humanité. Et le « Capitaine Kirk » est nettement plus crédible en costume qu’en pyjama.

Et que dire de Shirley, cible de toutes les attentions masculines et c’est mérité, je la trouve magnifique. Oui, bien sur, Candice Bergen a vraisemblablement déjà croisé un bistouri mais voilà qui nous réconcilie avec ce que la chirurgie esthétique peut faire de mieux et avec tout ce qu’on voit ( toutes ces actrices qui ne rêvent qu’à ressembler à Donald Duck ) c’est réjouissant. Son personnage dégage beaucoup d’intelligence et de nuance, voilà ce qui arrive quand on utilise de vrais actrices.

Mais je crois que ce que je préfère c’est l’amitié Denny/Alan, voilà une vrai valeur très bien mise en valeur. Et que dire des « conclusions » d’Alan, toujours aussi sensées et qui prouve bien que la loi se souci peu du bon sens. Et puis le voir boutonner et lisser sa veste chaque fois qu’il se lève m’amuse toujours autant.

J’ai appris par hasard que « Boston » ( pour les intimes )dérivait de « The Practice », vu que je n’ai jamais accroché je ne risquais pas d’avoir remarqué que certains personnages étaient apparus lors de la saison 4227 ( ou peut être 8 ), comme quoi l’élève dépasse le maitre parfois.


Vivement lundi !